Le projet scientifique du campusPenser les mutations mondiales en termes de développement et de transition.

Au terme des quatre décennies que les Nations unies ont dédiées au développement, malgré le reflux des théories évolutionnistes, les échecs des politiques économiques de « rattrapage » et, surtout, l’éclatement irréversible des espaces aux Suds, ce vocable – le développement - continue d’exister et de fonder des politiques, des institutions, des organisations professionnelles, des terrains de recherche. Le terme se décline sous des intitulés innombrables qui font tous l’objet de politiques d’accompagnement : développement humain, développement social, développement soutenable puis durable, développement local, décentralisé, développement institutionnel et culturel. Chercher à comprendre les transformations du monde contemporain et à penser le monde futur en termes de viabilité passe par une réflexion sur la notion même de développement.

Pour aider à comprendre ces évolutions, des approches transversales se sont structurées engageant de nombreuses disciplines des sciences sociales qui prennent appui sur les acquis scientifiques, mais aussi praticiens de chacune d’entre elles.

Les thèmes traités par les équipes du campus dans ce cadre sont organisés en quatre pôles :

  1. Devenirs des sociétés des pays du Sud : dynamiques territoriales, inégalités, politiques publiques et gouvernance 
  2. Prospectives environnementales, énergies et changement climatique 
  3. Agricultures, alimentation et sécurisation alimentaire 
  4. Dynamiques locales et urbaines, mobilisations, genre et développement

Ces pôles thématiques correspondent à des dynamiques de coopération entre les institutions du campus, et expriment aussi la volonté d’une ouverture vers des partenaires scientifiques nationaux, européens et internationaux, d’une part, et vers des publics plus larges ou spécialisés d’autre part.

Le projet et la démarche que présentent ces composantes sur les thèmes du développement durable sont structurés par la dimension internationale des approches, la temporalité longue des analyses et l’attachement à la diversité des acteurs engagés.

  • La dimension internationale est une nécessité ; le développement se discutant et se jouant dans les territoires, la force et l’originalité du JATP tient pour une part essentielle à son ouverture à des partenaires étrangers associés à la définition et aux recherches menées et à l’étude de contextes et de leurs populations aux trajectoires singulières.
  • La prise en compte du temps long apparait clairement aussi bien dans un parcours historique proposé par la ville (colonisation/décolonisation/ mondialisation/) que dans le choix des thèmes contemporains étudiés sous l’angle des processus : un monde en construction, des transitions à l’œuvre, les droits universels, la gouvernance mondiale notamment en matière de climat, la résolution des conflits, la solidarité internationale, la lutte contre les inégalités dans un monde marqué par la montée des tensions sur l’espace et les ressources, l’énergie et l’alimentation, les biens publics mondiaux, les agricultures et l’alimentation.
  • Enfin, le JATP donne à voir un changement de la conception même de la production de connaissances et de savoirs sur les questions de développement, une nouvelle conception de la manière de faire de la recherche et de la diffuser. Cette conception est fondée sur l’intégration à part entière des acteurs diversifiés, publics et privés, d’ici et d’ailleurs qui chacun à leur manière apportent un éclairage sur l’intelligibilité des transformations du monde.

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